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Enquêtes-Bénin/Mise en valeur du gisement calcaire d’Onigbolo : « Sinminti » ou la misère et la désillusion des Hollis

2017-02-28_22.37.33La mise en valeur du gisement de calcaire d’Onigbolo dans les années quatre vingt fut perçue par les populations hollis de cette région comme une manne une occasion pour sortir le village d’Onigbolo du sous-développement. Vingt ans après, l’industrialisation a apporté certes un changement dans les us et coutumes, et aussi amélioré un tant soit peu le niveau de vie des populations par l’implantation d’infrastructures sociocommunautaires, mais l’autre face cachée de l’iceberg révèle que cette industrialisation est la dégradation de l’environnement par la destruction des aires culturales, la pollution de l’air et une injustice grandeur nature en ce qui concerne les redevances versées aux populations en contrepartie de l’exploitation de ce gisement de calcaire.
Sur le terrain, c’est le statuquo, la résignation. Devant le drame silencieux qui se joue, il faut tirer sur la sonnette d’alarme, surtout qu’on envisage construire une autre usine à quelques encablures d’Onigbolo. Les mêmes causes risquent à terme de produire les mêmes effets, si on ne crie pas haro sur cette industrialisation à double vitesse, à cause de ses effets dévastateurs, que malheureusement, consciemment ou inconsciemment, du côté d’Onigbolo, au Sud-est du Bénin, on passe au second plan.

Onigbolo est situé dans la commune de Pobé au Sud-Est du Bénin, à environ une soixantaine de kilomètre de Porto-Novo la capitale. Onigbolo c’est sept villages : « Iya Na Towé », « Igbo Ewé », « Abignankpan », « Ojégou », « Ayéladjou », « Igbo Eléika » et « Onigbolo ». Le village « où on trouve » le légume « Gbolo ». Un légume très prisé par les populations, et qui poussait à l’époque, sur de grandes étendues presque à l’état sauvage, et dont les surfaces se sont étiolées pour se confiner sur des portions congrues à cause du développement.
Onigbolo et région sont des zones champêtres par excellence ou se cultivent le maïs, le haricot… C’était également une zone de forêts giboyeuses. Selon les habitants, on y trouvait plusieurs variétés de singes, de biches d’aulacodes, d’hippopotames, de carnassiers et de reptiles (serpents, lézards).
Dans ce décor paradisiaque (attesté par d’anciennes photos aériennes qui montrent un couvert forestier très dense), vivaient les populations holli disséminées à travers les villages cités ci-dessus et dans les hameaux qui pratiquent l’agriculture. Dans la commune de Pobè en effet, on distingue deux types d’unité pédologique : un sol hydro morphe et un sol ferralitique. Le sol hydro morphe mais fertile où se pratiquent les principales cultures agricoles est situé dans la dépression d’Issaba à quelques kilomètres d’Onigbolo. C’est la zone de prédilection des habitants Holli (ou hollidjè un groupe socioculturel proche des yoruba qui en grande partie vit de l’agriculture). L’habitat rencontré dans cette zone est de type dispersé à travers des cases disséminées dans les brousses. Il occupe les ¾ de la superficie de la commune. Cette zone est composée de roche calcaire, ce qui a permis l’implantation de l’usine cimentière gérée aujourd’hui par la SCB Lafarge.
Le mardi 3 Mars 1970, une mission gouvernementale organise une cérémonie grandiose à Onigbolo .Toutes les populations accourent. Il s’agit de la pose de la 1ère pierre de l’usine de ciment. Tout le monde est content. Les envoyés du gouvernement annoncent qu’avec la mise en valeur du site, les populations paysannes auront le bonheur : eau, électricité, éducation, bref l’ère de prospérité. Le peuple holli applaudit à tout rompre. Ce n’était que le début du calvaire pour leur calcaire. C’était l’époque du célèbre gouvernement à trois têtes, le Conseil Présidentiel dirigé par un trio de politiciens dahoméens : Hubert Maga, Justin Tomètin Ahomadégbé et Sourou Migan Apithy.
Il faudra attendre neuf (09) ans pour que les premiers travaux démarrent. La
Société des Ciments d’Onigbolo (SCO) étant créée par une ordonnance n° 7552 du 30 juillet 1975. Il s’agit d’un joint-venture entre la République du Bénin et la République Fédérale du Nigéria (propriétaires) avec une participation minoritaire d’un partenaire technique, la société danoise FL Smith et Co. Son capital social était de dix (10) milliards de FCFA, en 1998.

Construction de l’usine, un tsunami environnemental
La construction de l’usine aura nécessité un gigantesque travail de déboisement et de terrassement qui a eu des conséquences graves sur l’environnement, l’habitat, la faune, la flore et les hommes.
Il eût d’abord une expropriation qui a consisté à faire déguerpir manu militari et sans autre forme de procès, les populations paysannes, les holli, autochtones, présumés propriétaires des terrains, puisqu’ils étaient les premiers habitants.
C’est vrai que nous étions à l’époque sous un régime militaro- marxiste révolutionnaire, où les mots d’ordre du parti devaient être exécutés sans rechigner. C’était l’époque de la formule consacrée, ‘’exécution avant réclamation’’.
Ces travaux de terrassement ont détruit le couvert végétal, les terres cultivables. Les fouilles au sol sont à la base d’exhumations sauvages de dépouilles ensevelies sur les terres des populations déguerpies. Les greniers sont détruits, les cultures également. La désolation et la désillusion s’installent.
Pour fuir ce désastre, on assiste à un exode massif des populations vers d’autres zones culturales accessibles. Les sinistrés iront vers le centre du Bénin, les régions du Zou et des Collines en l’occurrence. Les plus malheureux qui ont compris qu’ils ont tout perdu dans leur propre pays se dirigent vers le Nigéria. Les quelques résignés qui ont décidé de travailler à la cimenterie étant sans qualification ont été confinés dans le rôle de manœuvre ou de simples agents d’exécutions, taillables et corvéables à merci.

Onigbolo- usine se substitue à Onigbolo village
Le lieu dit Onigbolo sort de l’anonymat avec la découverte de ce gisement de calcaire. Mais c’est le site ou est implanté l’usine qui devient le centre d’attraction de tous. Onigbolo usine prend donc le nom d’Onigbolo. Onigbolo, l’originel aura donc eu le mérite seulement de donner le nom à la zone de production. Si sur les premiers paquets de ciment c’était mentionné Société des ciments d’Onigbolo, le nom Onigbolo disparait aujourd’hui sur les paquets fabriqués par la société SCB-Lafarge. Si pour la plupart des béninois on retient que le ciment fabriqué au Bénin vient d’Onigbolo, sur le plan international ce n’est plus le cas. L’inscription sur les paquets aurait pu constituer pour Onigbolo, au moins une consolation. Hélas. L’implantation de cette cimenterie aura néanmoins réussi à changer la donne à Onigbolo et région tant sur le plan économique, social, culturel et même politique.

Des changements notables, mais, un goût d’inachevé
A la construction de l’usine, les sociétés intervenantes sur le terrain ont érigé à Onigbolo des campements modernes. Il s’agit des « villages » FLS, BL International et autres Six Construct International. Ce sont des baraquements composés d’appartement petits, moyens et grands standings pour les ouvriers les cadres africains et européens expatriés. Ces habitations vont trancher net dans le paysage, avec les cases en banco et branchages des autochtones.
L’eau courante et surtout l’eau potable est mise gracieusement à la disposition des populations autochtones. L’électricité surtout a apporté une grande révolution. Si à l’origine ce fut de grands groupes électrogènes qui font l’affaire, à la fin, ce fut un grand projet d’interconnexion qui apporta sur le site l’électricité depuis le Ghana. Un transport d’électricité qui aura fait hérisser dans les campagnes des pilonnes haute tension et des risques d’électrocution dramatiquement ignorés par des populations analphabètes. C’est Pobè et Kétou équidistants d’Onigbolo de 23 et 22 kilomètres qui bénéficient de cette électricité, 24h sur 24h. Mais pas le village d’Onigbolo à contrario qui végète à ce jour dans l’obscurité.
Plus tard, la construction d’école puis d’un collège pour les enfants des ouvriers vont contribuer à booster la scolarisation. De même, le centre de santé moderne des ouvriers sera ouvert aux populations autochtones.
Ce bloc sanitaire est composé d’infirmiers et d’un médecin spécialiste de la santé au travail pour la prise en charge du personnel. Le bloc dispose de deux ambulances. Le dispensaire érigé en dispensaire de zone accueille donc outre les travailleurs de la société, les populations environnantes. Un privilège mérité. Par ailleurs il faut noter que les populations paysannes vont voir augmenter la vente de leurs produits champêtres. Les week-ends en effet la grande partie des ouvriers en partance vers la capitale vont se ravitailler à profusion. Un marché informel sera même crée dans les environs de l’usine. Pour les populations, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître ses changements. Surtout les femmes pour qui l’accès à l’eau potable aura été le seul et vrai avantage de l’implantation de la cimenterie. Même si, elles auraient aimé que cette eau soit à portée de main par le système des canalisations et des bornes fontaines domestiques.
Mais pour beaucoup, l’envers du décor à un goût amer. L’implantation de l’usine à Onigbolo aura été à la base de la réduction drastique des terres cultivables (presque 2000 ha) avec un cortège impressionnant de conséquences.

Une expropriation illégale
Sur le plan juridique, le domaine occupé par l’ex-Sco ne disposait d’aucun titre de propriété sur le terrain abritant l’usine, les bureaux, la carrière et les bâtiments servant d’habitation. Le terrain n’étant pas immatriculé au nom de l’Etat, il fera donc objet de revendications par les populations autochtones en l’occurrence les populations hollidjè.
Pour Adjibadé Koussonda député de la région, face à cette injustice, il fallait réagir. C’est pourquoi il sera avec un collègue qui l’aura appuyé, à la base d’une question orale avec débats adressée au gouvernement. A l’issue des débats houleux l’’assemblée nationale crée donc en sa séance du 14 juillet 2006 une Commission parlementaire d’information d’enquête et de contrôle sur la gestion de la SCB-Lafarge. Pour Adjibadé Koussonda ce fut l’occasion de se rendre compte que les populations autochtones n’auront eu dans la manne cimentière que la portion congrue.
La Société des Ciments d’Onigbolo (SCO) sera la première à exploiter le gisement calcaire d’Onigbolo par l’entremise d’une cimenterie à cycle complet d’une capacité installée de cinq cent mille (500.000) tonnes de ciment par an.
La société exploite en outre un gisement de calcaire et d’argile qui demeure la propriété exclusive de l’Etat béninois.
La société est composée de l’usine, des bureaux, de la carrière et des bâtiments à usage d’habitation et couvre une superficie de 1600 ha 1600 hectares expropriés aux présumées propriétaires terriens, les populations holli. Pour des raisons techniques et financières, le complexe était exploité en dessous de sa capacité de production installée. La gestion de la société assurée par une direction composée d’une équipe mixte bénino-nigériane n’aura pas été à la hauteur des expériences. Tirant leçon de ces contre-performances, en mars 1992, les gouvernements du Bénin et Nigéria prennent la décision de privatiser le complexe. Ils optent pour la location gérance. Au terme d’un avis d’appel d’offres international, et après moult rebondissements, c’est la SCB-Lafarge qui est retenue malgré les contestations des groupes MYC International FCB et de SCANCEM, arrivés en 1ère et 2ème position.

Quand industrialisation rime avec spoliation
La société ne dispose d’aucun titre de propriété sur le terrain abritant l’usine. Mais comme si cela ne suffisait pas, le contrat de mise en location gérance a été suivi de deux avenants. L’avenant n° 1 signé le 16 avril 2003 permet au groupe SCB-Lafarge d’obtenir une extension du périmètre occupé portant la superficie exploitable de 455 à 1485 ha. Cette extension du domaine entraîne des conflits territoriaux entre les communes de Pobè, d’Adja –Ouèrè et de Kétou en ce qui concerne le gisement. A la faveur du Renouveau démocratique et de l’avènement de la décentralisation, les revendications portant sur le dédommagement des présumés propriétaires terriens resurgissent.
Le gouvernement pour parer au plus pressé, sollicite auprès du sous-préfet de Pobè à l’époque, Saïbou ADELABOU, l’arrêté 2002/n°IK/042/SPP/SG/BA en date du 9 septembre 2002 portant attribution du domaine du gisement de calcaire au ministère de l’emploi.
La suite de la procédure nécessite la délivrance par le maire de Pobè au ministère de l’industrie du commerce et de la promotion de l’emploi, du certificat administratif. Pour Clarisse ODJO, Maire de l’époque, on ne peut prendre un tel acte sans s’assurer que les administrés, présumés propriétaires seront effectivement dédommagés avant d’accéder à cette demande. Du côté des propriétaires c’est l’impatience voire la résignation. Car depuis le début de la saga du ciment, beaucoup de personnes sont décédés, leurs héritiers aussi, et ceci sans toucher le moindre kopeck.

Des conséquences en cascade
Le gisement de calcaire d’Onigbolo couvre une superficie de 1688 ha 97 à 06ca appartenant essentiellement aux holli . Ces derniers avec cette expropriation de leur terre depuis 1980, ont été contraints à l’exode rural, les plus jeunes sont allés vers le Nigéria, le Togo, le Ghana et les principales villes du Bénin, pour survivre.
Ce qui est plus grave, ceux qui sont restés ont du faire face aux dommages causés par l’exploitation de la carrière. Cette exploitation a occasionné des destructions et fissures de maisons. Cette situation se justifie par le fait que la carrière n’est pas délimitée. Les populations installées aux alentours de la carrière voient leurs maisons démolies au fur et à mesure de l’extension de la carrière. Les fissures des maisons quant à elles sont dues à l’utilisation d’explosifs avec en prime, les secousses dues aux explosions. Pour pallier cette situation, les responsables de la société ont mis à la disposition des populations sinistrées et à leur demande, quelques containers pour s’abriter. Quelques uns ont eu ce privilège. Il aurait fallu des centaines et des centaines de containers pour contenter tout le monde, ce qui est impossible.
Par ailleurs, les présumés propriétaires terriens affirment qu’ils ont été doublement victimes de l’installation de l’usine dans leur localités. Non seulement ils se sentent abusivement spoliés de leur terre, mais aussi ils constatent que la politique de recrutement de travailleurs à la SCB-Lafarge n’a pas favorisé les fils du terroir. Pour toute réponse les responsables de la SCBLafarge affirment que ces derniers n’ont ni le niveau intellectuel ni la compétence requise pour travailler dans la société.
Par ailleurs, ne dehors du plan environnemental, l’implantation de la société est source de nuisance aux populations. Les populations sont exposées fréquemment à des maladies engendrées par l’inhalation permanente des poussières de ciment. Il s’agit en l’occurrence de la pneumonie, de la baisse de l’acuité visuelle. L’avènement de cette cimenterie a eu aussi un impact sur les us et coutumes. Cet impact négatif à pour nom : dépravation des mœurs, infidélité, développement des (MST) qui sont devenues monnaies courantes.
A ces maux s’ajoute le déversement dans les champs des eaux usées sources de maladie dont l’ulcère de Buruli.

Bataille pour les générations futures
Aujourd’hui, « faute de grives, on mange des merles ». Le maire de POBE Saliou Akadiri se contente des redevances antérieures pour boucler son budget communal. « La volonté de renégocier le montant de cette redevance est toujours d’actualité mais le contexte politique n’est pas favorable. Nous faisons avec. C’est difficile. » Pour les populations à la base, on sait seulement que la cimenterie verse de l’argent à la commune, et beaucoup d’argent. On n’en connait pas réellement le montant. Mais on s’interroge en faisant le parallèle avec le déficit criard d’infrastructures communautaires de base sur le terrain. En ce qui concerne le cas spécifique d’Onigbolo, le maire Akadiri Saliou affirme que ce dossier est un boulet de canon à ses pieds en ce qui concerne l’indemnisation des présumés propriétaires terriens. Indemnisation qui est de la responsabilité de l’Etat à qui, quoiqu’on dise appartient la terre. Akadiri Saliou, affirme qu’il ne faut pas se lasser de renégocier à la hausse cette redevance, afin que plus tard on puisse en terme de réalisation dire « voici ce que nous ont rapporté nos terres ».  Il nous faut aussi veiller à ce que les zones d’extraction du ciment soient préservés afin qu’à terme elles peuvent sans danger redevenir des terres culturales, car dira t-il la zone d’Onigbolo était une zone de production céréalière par excellence, zone qui depuis, a perdu de sa superbe.
Pour M. Aimé Odounlami Président d’une association de veille citoyenne, Onigbolo a été pour les populations hollis un marché de dupe. Les cadres en réalité ne sont pas restés amorphes. Depuis ils font un lobbying qui aura permis de relancer les redevances que l’état reverse à la commune selon son bon vouloir.
Au terme de cette enquête, on peut sans ambages dire que les bénéfices générés par les sociétés qui exploitent le ciment d’Onigbolo, de la SCO à SCB-Lafarge à ce jour ne sont pas réinvestis au Bénin.
Les redevances dues à la commune de Pobè lieu d’implantation du complexe doivent être revues à la hausse afin de permettre à la commune de bénéficier pleinement des effets induits liés à l’implantation de la société.
La société doit élaborer une politique environnementale plus saine. Les populations locales analphabètes n’y comprennent rien. Elles inhalent la poussière, les gaz dans une indifférence et une insouciance dramatique.  Dans ce sens, la société actuelle doit penser à une meilleure politique d’investissement qui tienne compte des nouvelles normes en matière de production de ciment : il s’agit entre autre par exemple de la mise en place d’un système de management environnemental certifié iso 14001 qui vise entre autre la diminution des impacts. Il s’agit essentiellement des poussières dont les rejets sont considérablement diminués par l’installation de filtre. A défaut d’indemnisations, les sites déjà exploités doivent être réaménagés aux frais de la société et rétrocédés aux propriétaires pour leur exploitation à des fins culturales. Il faudra aussi reboiser la zone après la destruction du couvert végétal qui a facilité l’implantation de la société.

«Sinmimti» n’aura donc apporté le bonheur aux populations hollis d’Onigbolo. Ce sont plutôt les populations environnantes qui ont tirées les marrons du feu. Croulant sur  le poids de la pollution et de l’expropriation de leurs terres, ces populations n’ont avec les infrastructures sociocommunautaires implantées à la faveur de l’usine de ciment, pas bénéficié à juste titre des retombées de ce gisement qu’abrite leur terre natale. A Onigbolo malgré les milliards tirés de l’exploitation du calcaire, on n’a pas l’eau potable, ni l’électricité et la plupart des maisons du village sont toujours en paille et en argile.
Quant aux redevances versées par les multinationales qui exploitent ce calcaire, c’est une misère. Comme si cela ne suffisait pas, une deuxième cimenterie est en train d’être construite à Massê dans la même région. Encore des conséquences négatives pour les populations et les générations futures? On s’en fout, pourvu que les tonnes du ciment sortent de terre, qu’on engrange des milliards que le peuple reçoive des miettes.  Et ceci, malgré l’existence d’une intelligentsia locale qui, on ose le croire sait  que industrialisation rime souvent avec des impacts négatifs qu’il faut atténuer par une veille permanente et qu’elle ne fait pas pour ses populations analphabètes, vrais sinistrés de l’industrialisation.

Philippe ADENIYI
Enquête réalisée dans le cadre du Programme Pair (programme d’investigation en Afrique) Danish Association of investigative journalists, International media support et Media Foundation for West africa

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