Photo de famille des députés et du ministre du cadre de vie à Dassa
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Lutte contre l’utilisation des sachets non bio dégradables au Bénin : Le gouvernement aide le Parlement à franchir le premier pas avec succès

Dans le cadre de l’examen prochain par les députés de la proposition de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention , de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques non bio dégradables en République du Benin, un séminaire parlementaire d’imprégnation de la proposition s’est tenu  les mardi 27 et mercredi 28 juin 2017, à JECO-Hôtel  de Dassa-Zounmè avec l’appui technique et financier du Ministère du Cadre de vie . 

Photo de famille des députés et du ministre du cadre de vie à Dassa

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A travers deux (02) communications présentées par Martin-Pépin AÏNA, Directeur Général de l’Energie et des Climats (DGEC) et Mme Pulchérie DONOUMASSOU, juriste, les députés ont pu comprendre  le contexte, l’états des lieux, les usages, les impacts et les opportunités de l’utilisation ou non des sachets non bio dégradables. Les législateurs participants à ce séminaire, ont pris aussi connaissance de la charpente de la proposition de loi en question la charpente de la proposition de loi sur les sachets plastiques.  Tout en appréciant la portée de ladite proposition de loi, les députés ont fait des observations qui garantissent non seulement le vote prochain de la loi mais surtout son applicabilité, un grand pas franchi avec succès. Voici les interventions des députés sur la proposition de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention , de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques non bio dégradables en République du Bénin.

F.Z.O

LE DÉPUTÉ LOUIS VLAVONOU PARLE DES CONSÉQUENCES DES SACHETS PLASTIQUES SUR LA SANTÉ DES BENINOIS

«  Merci monsieur le président.  Je m’en voudrais malgré les recommandations du modérateur de ne pas remercier tous les communicateurs parce que c’était des communications qui devraient être très techniques et scientifiques et qu’ils ont ramenées  au niveau de tout le monde  pour qu’on puisse comprendre. C’est très important. Parlant de mes préoccupations, elles sont de trois ordres. D’abord nous avons à comprendre nous-mêmes qu’il y a un véritable problème de santé publique. Lorsqu’on rentre en plein dans le processus de fabrication de ces sachets en plastique, nous voyons que ça nécessite  vraiment une grande quantité de pétrole puisqu’ils sont des pollueurs synthétiques fabriqués à partir des combustibles fossiles. Donc, c’est vraiment quelque chose qui est lié à la transformation des fossiles et que nous rapportons au niveau des humains que nous sommes. Ensuite, nous avons des conséquences d’une injection à long terme de ces substances qui sont encore mal connues aujourd’hui. Ce qui  pose beaucoup d’inquiétudes particulièrement pour trois types de plastiques surtout. Lorsqu’on prend le 1er  type de plastique qu’on appelle le PVC vulgairement, il cause des escalâtes qui sont des produits chimiques dangereux qui pourraient être ingérés lorsqu’un enfant met un biberon simplement à la bouche. Parce que les petites particules-là  font que lorsqu’il échoue même avec un jouet, le bébé s’intoxique. Les  escalâtes peuvent affecter même notre système immunitaire et il faut le rappeler aussi. Ce qui signifie que notre système hormonal est aussi atteint. Deuxième type de plastique là : après les PVC, il y a les polycarbonates qui sont utilisées pour fabriquer surtout les bouteilles d’eau comme le disait tout à l’heure mon confrère Guy Mitokpe. Les bouteilles d’eau en plastique, les biberons, verres jetables, c’est avec les produits carbonates qu’on les fabrique. Et de ce point de vue, ils contiennent beaucoup d’éléments nocifs par exemple le Bisphénol A (BPA)  qui est un produit très dangereux qui entre dans la fabrication de ces verres en plastique et nous les utilisons au cours de nos cérémonies. Et cela affecte le développement surtout fœtal  qui peut occasionner de l’hyper activité et une puberté précoce, des testicules petits ou une prostate élargie pour les petits et pour les grandes  personnes, un taux de sperme faible. Vous voyez jusqu’à quel niveau nous nous intoxiquons sans le savoir. Vous voyez, rien qu’à voir un peu  ces éléments scientifiques, nous ne pouvons qu’aller dans ce sens.   Mais malgré tout cela, nous vivons quand même…… Et j’aborde le second point qui est d’ordre économique. J’avais, en commission, posé certaines questions. Vous voyez les sachets en plastique,  dans notre jargon, on dit que c’est au chapitre 39…   Vous allez voir les recettes que cela engrange à l’Etat. Comme c’est une proposition de loi, j’ai demandé quelles sont les sources compensatoires ? ….Dès lors qu’une proposition de loi crée des charges, il faut nécessairement trouver  la compensation. ……Maintenant si on veut voter cette loi, qu’est-ce qui sera réservé pour la compensation ?  Enfin ma troisième préoccupation, c’est la mise en œuvre de la loi. Je propose une période transitoire d’abord. Comme l’a dit le professeur Gounou tout à l’heure, qu’on mette  abondamment la méthode IEC (Information, éducation,  communication) en branle avec tout cela comporte comme dépenses pour sensibiliser du plus petit hameau jusqu’au plus grand village. Ensuite  lorsqu’on prend les pouvoirs discrétionnaires du directeur des Douanes, on peut d’abord procéder à l’importation temporaire  de l’importation des sachets en plastique. Et après, on évalue pour voir après  quelles ont été les difficultés d’approche, de comportement de  populations, du point de vue des populations, du point de vue sociologique, du point de vue psychologique,  du point de vue économique… qu’est-ce que ça a donné lorsqu’on dit :  on suspend l’exportation des sachets plastiques pour trois mois et c’est après ça qu’on évalue pour suspendre encore pour trois mois et ce, progressivement.  La population commence par s’habituer à cela. Comme aussi, on peut introduire une disposition dans la loi de finances pour interdire cela comme ce fut  le cas du moteur à quatre pattes où on a mis le taux de douane à zéro et on a amené  les gens à payer  seulement les taxes accessoires. Troisième mesure : on vient maintenant à l’interdiction définitive. Si on en vient à cela, la pullule serait facile à boire. Et là, nous pourrons atteindre ce résultat.  On va voter, promulguer,  publier et en même temps commencer par  appliquer, ce serait vraiment comme un échec  malgré la Conamip, l’essence frelatée  circule à flots aujourd’hui. ».

QUELQUES INQUIÉTUDES À PROPOS DE LA LOI SUR LES SACHETS PLASTIQUES

Faut-il, par mimétisme, faire voter une loi sur les sachets plastiques au Bénin? Pour la plupart des députés, pas question d’interdire pour interdire.

«L’interdiction absolue n’est pas la solution», a martelé le député Edmond ZINSOU. Il reconnait qu’il y a, bel et bien, une dégradation de l’environnement mais recommande que le gouvernement prenne des dispositions adéquates pour sensibiliser davantage les populations. Il a donné l’exemple de l’interdiction de l’essence de contrebande. «Où est la suite de la lutte», s’est-il interrogé en évoquant aussi la libération des espaces publics. Tout en partageant les mêmes inquiétudes, le député Valentin DJENONTIN approuve la proposition de loi : «Je suis d’accord pour toutes les mesures que l’on peut prendre pour lutter contre l’utilisation des sachets plastiques.»

«L’interdiction formelle n’est pas possible», a aussi soutenu le député Augustin AHOUANVOEBLA. Il ne balaie pas du revers de la main l’importance de cette loi. Toutefois, il a souhaité que les difficultés vécues dans les autres pays ayant déjà voté cette loi soient prises en compte pour parfaire le texte de loi. Sur l’aspect politique, l’élu PRD a mentionné que l’initiative de cette loi émane d’un député et non du gouvernement. Il a tenu à faire cette précision afin que la démarche ne soit pas travestie au sein de la population pour une diabolisation systématique. Le député Augustin AHOUANVOEBLA a alors rassuré que l’examen, l’adoption de la loi sera rigoureuse et méthodique. Une fois votée, a-t-il suggéré, il faut s’appuyer prioritairement sur les communes pour une lutte efficace. En cela, le gouvernement, selon lui, doit y mettre les moyens.

LES CONSEILS DU DÉPUTÉ KORA GOUNOU ZIMÉ POUR L’EFFICACITÉ DE LA LUTTE

Je félicite l’initiateur de cette proposition de loi. Ces sachets ont fait beaucoup de dégâts. Monsieur le président, pour que tout marche bien et que ces sachets ne fassent plus de victimes, il faut d’abord interdire leur entrée sur le territoire national par les  frontières. Il faut bloquer tout au niveau des frontières comme cela se fait au Rwanda.  Au Rwanda, vous rentrez avec un sachet, on vous le saisit et on fait remplacer par les sacs à papiers. On doit commencer par là d’abord. Et maintenant à l’intérieur du pays, connaitre et faire le point de toutes les usines qui fabriquent les sachets. Si on ne connait pas, on ne peut pas maîtriser ce phénomène.  Et aussi pour que les villes soient propres, il faut interdire aux gens de jeter les sachets dans les rues, les voies goudronnées et pavées. Nous parlons des agents pour contrôler. Combien  d‘agents peuvent contrôler ?  D’abord on n’a pas pu maîtriser  la sécurité et à cause des sachets, on va mettre des agents, combien ?  La solution, c’est d’arrêter au niveau des frontières et contrôler les usines de fabrication de ces sachets à l’intérieur. Enfin, il faut que nous soyons conscients de tout ce qu’on fait. Si on n’est pas conscient,  on ne peut rien. Si nous voulons la propreté de nos villes. Comme l’a dit l’honorable Edmond Zinsou, nous devons changer de mentalité. ».

LES OBSERVATIONS DU DEPUTE PATRICE AGBODRANFO NOBIME SUR LE PROJET SUR LA ZONE LITTORALE

Le député Patrice Agbodranfo Nobimè  a aussi apporté sa contribution dans le débat sur le projet de loi sur la  zone Littorale. Cela ne pouvait  en être autrement quand on connait l’attachement de cet élu du peuple à la zone d’Akpakpa et autres qui concernent la zone littorale. Trois centres d’intérêt ont meublé son intervention. Il s’agit de  l’occupation anarchique des bas-fonds par les populations, l’impact de l’exploitation des bateaux des Chinois sur les hautes mers et enfin le plaidoyer relatif à l’érection des Epi de Siafato pour contrer la furie de la mer qui avance à grands pas dans la zone d’Akpakpa. En ce qui concerne l’occupation anarchique des bas-fonds par les populations, le député Patrice Agbodranfo Nobimè se dit choqué et propose que les sensibilisations soient accrues à ce niveau. «  Nos populations pensent qu’elles sont propriétaires des bas-fonds et les ferment  à base de mauvaises ordures et de sable aux fins de les vendre par la suite », a-t-il déploré appelant à plus d’esprit citoyen. Pour ce qui est de l’impact de l’exploitation des bateaux des Chinois sur les hautes mers, l’élu sur la liste de l’Union fait la nation (UN) ne comprend pas pourquoi ce phénomène perdure-t-il au Bénin. Car pour lui, ailleurs, ces bateaux des Chinois qui vident le bassin de poissons appauvrissant les pécheurs, sont renvoyés dans les pays limitrophes. Et pourquoi le Bénin ne peut-il pas prendre exemple sur ses voisins puisque la présence de ces bateaux des Chinois constitue une perte pour l’économie nationale, s’est-il interrogé.   Pour finir, il a plaidé pour que des Epi de Siafato soient réalisés en urgence afin de calmer la furie de la mer qui avance dangereusement dans la zone littorale.

LE DEPUTE LEON DEGNY INSISTE SUR L’IMPLICATION DU PARLEMENT A DASSA

« Je remercie  l’initiateur de la loi,  le collègue Jean-Eudes Okoundé, pour la pertinence de la loi. J’ai quelques préoccupations. Quand l’honorable Edmond Zinsou avait pris la parole, je me demandais là où il voulait finir. Mais quand il a fini, j’ai compris  que notre problème est un problème de mentalité, un problème de comportement  et je constate aussi amèrement que ce problème de mentalité touche particulièrement les cadres, nous cadres.  Voyez la question du kpayo, ce n’est pas mon papa qui est le grossiste de Kpayo, ce n’est pas non plus nos frères qui sont au village, mais de gros morceaux, des intellectuels, des cadres  parfois même des autorités qui animent ce secteur. C’est une réalité ! Aujourd’hui, quand je suivais le premier communicateur,  il n’avait pas fini quand j’ai voulu savoir quelles dispositions prend-t-on pour détruire cette grande quantité de sachets déversés dans notre pays ? J’avais noté encore plus loin quelles dispositions prend le gouvernement pour trouver les produits de substitution aux plastiques quand le communicateur a parlé des initiatives qui sont entrain d’être prises.  Chers collègues, je pense que nous devons tous nous approprier cette loi et faire en sorte que nous faisons de notre cheval de bataille, le suivi de sa mise en application. C’est ce que je pense parce que ceux qui vont au champ et qui labourent parfois non loin des villages, à des profondeurs données, vous trouvez des sachets et c’est toujours en l’état.  Ça joue sur nous qui avons fait un peu la pédologie. Ça joue sur la fertilité du sol. C’est très dangereux !  Je voudrais donc demander au gouvernement  d’encourager les initiatives qui se prennent déjà  pour trouver des produits de substitution aux sachets plastiques. Il faut forcément cela. Mon inquiétude maintenant, c’est par rapport à la disposition particulière qu’on fait à certaines structures comme les hôpitaux et autres pour homologation de production. Je connais bien le pays et j’ai peur que cela ne soit généralisé. J’ai peur que les gens obtiennent des agréments pour produire soi-disant en faveur des hôpitaux et qu’on commence par retrouver ces sachets-là dans la circulation fuyant la loi. Sur ces aspects,  il faut vraiment que le Parlement soit regardant sur les autorisations qui seront accordées à ces structures qui de façon spéciale pourront bénéficier de la production de ces  sachets.  ….. »

LE DEPUTE VALENTIN DJENONTIN SOUHAITE QUE LA LEGISLATION PRENNE EN COMPTE LES MECHES DES FEMMES

«  D’abord je prends à mon compte le développement fait par ceux qui m’ont précédé. Le premier a longuement parlé de la gestion du changement de comportement. Cela n’enlève rien à l’opportunité que nous avons à adopter ce texte qui fait l’interdiction.  Mais lorsque moi j’ai lu le texte, j’ai comme l’impression qu’on a mis l’accent beaucoup plus sur l’interdiction n’ayant pas tellement de possibilité par rapport à comment nous allons gérer le stock existant. C’est vrai que j’ai vu que dans les dispositions transitoires, mais là encore c’est qu’on a donné 6 mois aux gens pour s’en débarrasser. Ils vont s’en débarrasser  comment ? Je crois que quelqu’un a parlé d’avoir des usines, des dispositifs pour pouvoir détruire ce qui existe. Vous voyez, c’est plus qu’opportun et ce qui se passe est extrêmement dangereux. C’est même des  déchets qu’on n’arrive pas à maîtriser. On le jette ici et vous pouvez les retrouver même à Bantè. Et le comble, c’est que ça rentre dans les maisons, ça passe partout ! Par extension, je voudrais même que les mèches des femmes soient prises en compte dans cette loi. Ces mèches coupent systématiquement les pattes des poulets. C’est grave ! Dans l’application de cette loi, il faut que nous trouvions des mesures sérieuses parce que ce qui manque, ce n’est pas l’absence des textes, mais comment les appliquer qui est notre problème. Il faudrait que les techniciens continuent à réfléchir pour qu’au-delà des mesures de coercition répressive qu’on puisse trouver d’autres manières. Dans l’exposé fait par le DG, il a parlé de quelques ONG, mais moi je voudrais au-delà de ces ONG qui font quelques paniers, que vous fassiez extension  aux écoles de métier. Nous avons plein d’artisans et nous pouvons faire leur promotion. Parce que ceux qui vont venir s’installer pour fabriquer les sachets biodégradables mais il serait souhaitable d’exploiter ce que nous avons à portée de mains.  Pour finir, il faut revoir la chaîne de commercialisation. »

LES APPREHENSIONS DU DEPUTE EDMOND AGOUA SUR LA LOI SUR LES SACHETS PLASTIQUES  

« Il y a eu tellement d’interventions qualitatives et constructives que je ne sais plus ce qu’il faut dire. Seulement je voulais faire remarquer comme l’a dit le député Augustin Ahouanvoebla, le nombre de plastique d’eau exposés acceptés par les cadres du ministère qui nous ont convaincu sur les dégâts que causent ces sachets. Je constate que nous ne sommes pas entrain d’attaquer le mal dans sa globalité. Il n’y a  pas que les sachets qui détruisent. Il y a aussi les autres emballages notamment les pâtes alimentaires qui viennent au Bénin dans des emballages plastiques. Même la gomme que j’ai devant moi est dans un emballage plastique. Députés que nous sommes, nous devons  mener des démarches pérennes. Est-ce qu’après le vote de cette loi, et après plusieurs années, nous devons revenir encore sur la même question ? C’est une sérieuse question que je pose. Le député André Okounlola dans son intervention, avait cité quelques-uns des actes que le gouvernement actuel avait posés et qui fâchent nos populations.  Est-ce que nous devons enfoncer le clou ? En toute chose, on parle de l’opportunité. Est-ce que c’est opportun en ce moment que députés que nous sommes, nous posons un acte de ce genre ? Seulement quand je considère tout  le développement qui est fait autour des deux communications que nous avons suivies, je pense qu’on ne peut pas ne pas accompagner l’initiative. C’est une bonne initiative seulement elle pose beaucoup de problèmes sociaux. Que devons-nous faire ? Si nous devons nous acharner à faire voter cette loi en l’état, je pense que nous allons poser beaucoup plus de problèmes pour nos populations. Il va falloir donc qu’on repense un peu le contenu de la loi premièrement pour prendre le problème dans sa globalité c’est-à-dire en prenant en compte tout ce qui est plastique, emballage. La loi peut être votée et peut  ne pas être appliquée immédiatement comme l’ont dit certains collègues. C’est vrai que si déjà il y a une loi, les populations peuvent commencer par s’attendre à quelque chose, à une interdiction d’Etat. Est-ce que c’est maintenant qu’il faut le  faire ? Nous sommes 83 députés et les débats se poursuivent ».

LE DEPUTE BENOIT ASSOUAN DEGLA VEUT EVITER AU BENIN LA TRISTE EXPERIENCE DES AUTRES PAYS

«  Nous avons suivi les communications. Il s’agit d’un sujet qui ne peut laisser personne indifférent. Nous avons vu aussi les images. Et lorsqu’on parcourt notre pays, nos villes, on se rend compte à quel point est-ce que ces sachets détruisent notre environnement et constitue un danger pour notre société et notre santé. Pour une première fois, peut-être que nous allons prendre l’exemple sur les autres pays, et mieux faire. Je crois que c’est ce qui explique le fait que les communicateurs aient fait référence à d’autres pays qui ont initié la loi avant nous. Mais seulement, il ne s’agit pas de convaincre de la motivation qui a amené  ces pays-là à interdire, du moins à avoir des lois interdisant l’utilisation  des sachets plastiques non dégradables. En se référant à ces différents pays, on devrait pouvoir nous dire où est-ce que nous en sommes aujourd’hui ? On a parlé d’un certain nombre de pays, le Rwanda en 2008, le Gabon, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso, le Mali depuis 2012 et la loi a été reprise en 2014, mais elle est toujours en veilleuse, au Gabon et au Cameroun, et au Burkina Faso, on s’est très bien que c’est une remise en cause totale de cette loi. Ce à quoi font face aujourd’hui, le gouvernement de ces pays tout simplement parce que des erreurs ont été commises. Donc nous devons chercher à comprendre cela a échoué dans ces pays ? Il y a un seul pays qui a réussi et c’est le Rwanda. Vous savez aujourd’hui même en France, le décret qui devrait interdire l’utilisation des sachets à usage unique donc dégradable au bout de 18 mois, et qui a été pris en 2014 et n’est rentré en vigueur qu’en 2016. Cela veut dire qu’il y a un problème par rapport aux sachets plastiques. Cela veut dire aussi qu’il y a un problème sociologique qu’il faut régler. Ça veut dire aussi qu’il faut tenir compte de nos populations. Et malheureusement ces communications ne sous ont pas renseigné sur le fait que nous allons faire mieux que ces pays qui ont échoué. Au Mali, la loi a été votée depuis 2012 et à la date aujourd’hui, ce n’est pas encore en application à cause des réalités qu’on connait. Nous devons rechercher la cause de la  non application de cette loi dans ces pays-là. …. Vous savez, il y a des pays qui ont choisi d’être flexibles dans l’application de la loi. De plus, il y a le problème de gestion de ces déchets-là. Mais avant, si nous voulons participer à cette lutte- là contre les sachets plastiques, il nous faut une phase. La loi sera votée mais il nous faut une période de transition et pendant ce temps, tout doit être mis  en œuvre pour que les utilisateurs abandonnent eux-mêmes ces sachets biodégradables. J’ai entendu dans les communications que des entreprises sont entrain de courir aux portes du ministère, mais non ! Pourquoi elles se bousculent ? L’Etat se doit d’accorder des facilités à ceux-là qui veulent s’investir dans ce secteur pour la fabrication de produits de substitution. Autre chose, il faut que nos techniciens nous proposent quelque chose, pas pour que des gens viennent pour produire les sachets biodégradables 18 mois après, et que ces sachets se retrouvent dans la rue après. Il nous faut un vrai programme  en matière de gestion de ces déchets-là. Et une politique d’accompagnement de tous ceux-là qui seront intéressés par ce secteur. Il nous faut surtout la sensibilisation avant la phase de répression. »

ÉRIC HOUNDÉTÉ À LA CLÔTURE DU SÉMINAIRE PARLEMENTAIRE DE DASSA : «Je reste persuadé que les communications et les débats permettront d’approfondir les études en commission et en plénière»

Fin du séminaire parlementaire d’imprégnation de la proposition de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets en plastique en République du Bénin et du projet de loi relative à la protection, l’aménagement et la mise en valeur de la zone littorale. Au terme de deux jours de travaux, le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Eric HOUNDÉTÉ, a affirmé être satisfait de la disponibilité de ses collègues et des précieuses contributions.

En sa qualité du Représentant du Président de l’institution parlementaire, il ne cache pas ses impressions : *«Je reste persuadé que les riches enseignements tirés des communications et des débats permettront aux députés, non seulement de mieux comprendre les motivations qui soutendent la préoccupation du gouvernement et des députés, mais également de mieux approfondir les études en commission et en plénière.* Je reste, d’ores et déjà, dans l’espoir que lesdites lois seront adoptées et que les nombreux défis auxquels se trouve confronter notre pays dans ces domaines, connaîtront quelques approches de solutions heureuses.
Propros recueillis par Joël ALLAGBE, Hermann Obinti, Justin Amoussou et Germain DJIMIDO  www.visages-du-benin.com  Toute l’actualité du Bénin et d’ailleurs depuis 2009 ! Restez connecté avec nous,  restez informé!

 

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